Le discours

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Appuyé contre un arbre, j’écoutais la nature; des milliers d’ailes bruissaient comme les cordes d’un violon et le vent gentiment caressait de ses doigts fluides les corolles des fleurs qui se tendaient à lui en ondulant doucement.
Des halliers voisins, on entendait le pépiement aigu des oisillons hésitant au seuil de leur nid. La forêt respirait la joie et sa beauté sauvage semblait plus tendre que le corps d’une jeune fille.
Un bruit de voix lointain bourdonna dans l’air tiède et je maudis l’importun qui troublait le concert. Ecartant les feuillages et les buissons d’aubépine, qui se gardaient bien de me piquer, j’approchai de l’endroit d’où provenait la profonde, de compréhension absolue ?